"COMMENT
RECHARGER VOS MUNITIONS"
POURQUOI RECHARGER :
Le rechargement des douilles usagées vise tout d'abord et dans la
majorité des cas à créer une économie
substantielle par rapport aux munitions manufacturées que nous achetons
chez notre armurier habituel(sachant
que la douille est l'élément le plus cher, et quel peut être rechargée de
nombreuses fois.), mais également à créer
des munitions convenant en tous points à l'usage auquel on les
destine (chasse, tir de loisir, tir sportif, tir de
compétition, etc…) ainsi qu'à augmenter son capital de munitions, celles
classées en 1ère et 4ème catégorie
étant limitées à 1000 unités par arme et par année, les
préfectures et sous-préfectures desquelles vous
dépendez se chargeant de faire le décompte des munitions manufacturées achetées,
via votre armurier habituel.
EN QUOI CONSISTE LE RECHARGEMENT :
1 : Désamorcer
la douille usagée à l’aide de l’outil approprié, plusieurs modèles existent.
2 : Nettoyer
celle-ci soigneusement, intérieur et extérieur à l’aide du ou des produits
appropriés.
3
: Nettoyer soigneusement les logements d’amorce, afin que les traces
résiduelles de combustion en soit chassées.
4 : Recalibrer
l’intérieur et l’extérieur de la douille.
5 : Réamorcer
la douille.
6 : Expandre
la partie supérieure du collet de la douille pour qu’elle puisse accueillir
plus facilement la nouvelle ogive.
7 : Verser
la quantité de poudre voulue.
8
: Poser la nouvelle ogive (syn. de balle, projectile) sur le collet
dilaté par l’opération 6.
9 : Pousser
la balle dans la douille jusqu’à la valeur d’enfoncement désirée.
10 : Sertir en resserrant
le collet de la douille autour de la balle, de manière ronde, dans le cas
des revolvers, et de
manière conique pour les armes à fonctionnement automatiques, semi-automatiques,
et dans l’ensemble dans les cas
ou l’ogive risque d’être enfoncée dans sa douille lors de l’alimentation du
magasin à la chambre.
DETAIL DES OPERATIONS :
Attention:
- 1 le rechargement requiert une
grande attention en tous temps.
- 2 Ne soyez jamais distrait lorsque vous rechargez.
- 3 Ne recharger jamais en hâte.
- 4 Employez un équipement et des éléments éprouvés.
- 5 Conservez la poudre dans un
endroit sec et frais.
- 6 N'utilisez jamais de poudre
non identifiée.
- 7 Gardez la poudre loin de toute
chaleur.
- 8 Ne pas fumer pendant les manipulations.
- 9 Gardez la poudre hors de portée
des enfants.
-10 Ne mélangez pas les poudres.
-11 Ne manipulez pas plus de poudre que ce dont vous avez besoin.
-12 Soyez très prudent avec les charges maximales.
-13 Lorsque vous avez un nouveau chargement, diminuez de 10% la charge
recommandée.
-14 Examinez soigneusement chaque
douille avant de les recharger.
-15 Prenez garde au surpression
lorsque vous établissez un nouveau chargement.
-16 Essayez de mettre au point
une technique et une routine qui vous mettrons à l'abri des
fausses manoeuvres.
1 – 2 – 3 : DESAMORÇAGE – NETTOYAGE DE LA DOUILLE :
Le désamorçage des douilles usagées peut se faire de plusieurs manières :
A : Artisanalement : à l’aide d’un pointeau ou d’un chasse-goupille
suffisamment fin et solide, d’un petit
marteau, ainsi que d’un boulon : posez votre boulon sur une surface
plate et stable, posez la douille sur le
boulon, introduisez le pointeau dans la douille de manière à ce qu’il pénètre
dans le trou (aussi appelé « évent »
ou « lumière ») qui laisse passer les étincelles de l’amorce, et donnez un
coup sec sur votre pointeau ou
chasse-goupille : l’amorce sera éjectée de son logement et tombera au centre
du boulon. Veillez à choisir un
boulon suffisamment large et haut pour que la douille y soit stable et qu’il
ait assez de volume entre le pas de
vis du boulon pour y accueillir au moins une, sinon plusieurs amorces.
B : A l’aide d’un désamorçeur manuel : c’est le même principe que
le désamorçage manuel, mais à l’aide
de 2 articles proposés principalement par la marque LEE (publicité gratuite)
sous la dénomination :
DECAPPER BASE ou DECAPPING DIE. Le prix de ce jeu de 2 outils (base à douille
+ pointeau) est varie
entre 30 Frs et 40 Frs.
C : Enfin, dans les règles de l’art, l’on peut désamorcer ses douilles
usagées avec un outil à
désamorcer universel qui sera vissé sur votre presse monostation (LEE-RCBS-DILLON-LYMAN
-SHYNX-SINCLAIR-ETC…) ou grâce à votre outil à recalibrer (généralement appelé
« outil N°1 » dans
le cas des jeux d’outils dits à « 3 outils ») auquel est dans la majorité
des cas combinée une aiguille de
désamorçage : ainsi la douille est désamorcée et recalibrée simultanément.
Ce recalibreur-désamorceur peut
se monter sur une presse monostation ou automatique ( presse à 3 stations
et plus ) et coûte entre 100FRF
et 200FRF suivant la marque, le calibre, la qualité ou le fait que l’intérieur
de l’outil soit garni ou non de carbure,
ce qui évite la nécessité de graisser la douille avant de la recalibrer, mais
nous en reparlerons plus précisément
dans un autre article.
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Une fois les douilles désamorcées, l’on distingue nettement des résidus
de combustion sur les rebords du logement
d’amorce (donc, au culot de la douille) et éventuellement dans l’évent de
la douille, c’est-à-dire dans le trou qui
permet aux étincelles produites par l’amorce d’aller faire exploser la poudre
contenue dans la douille.
Ces résidus sont indésirables : il faut les éliminer à l’aide d’un « outil
à nettoyer les logements d’amorce » aussi appelé
en anglais : « Pocket Primer Cleaner » ou plus simplement « primer Cleaner
.» Il existe 2 modèles de nettoyeurs de
logements d’amorce : le modèle SMALL (petit) et LARGE (large), selon que les
logements des amorces soient petits
ou grands. Quoi qu’il en soit, les industriels de l’armement ont standardisé
les normes « SMALL » et « LARGE » :
il n’y a heureusement pas de taille intermédiaire, si vous possédez un nettoyeur
de logements d’amorce de chaque
taille, vous pourrez nettoyer correctement toutes les douilles de la Création.
Ce nettoyage est à ne pas négliger, surtout si vous avez l’intention de conserver
vos cartouches rechargées sur une
longue période, car les résidus de combustion de l’amorce précédemment
percutée dans une douille mal nettoyée
risquent de modifier par corrosion la composition de la nouvelle amorce que
vous aurez insérée, ce qui pourrait
éventuellement modifier l’inflammation de la nouvelle amorce, d’une manière
insatisfaisante à insuffisante, jusqu’à
dangereuse. En ce qui concerne le nettoyage de l’intérieur de la douille,
je conseille le nettoyage systématique
après chaque réutilisation de la douille.
Pour le nettoyage, plusieurs méthodes sont possibles :
A : Vous jetez vos douilles désamorcées (logement d’amorce nettoyé
ou non, peu importe l’ordre dans lequel
vous nettoyez la douille et/ou le logement d’amorce) dans un seau ou un
lavabo, et vous les nettoyez comme si
vous faisiez votre vaisselle, avec de l’eau et du Paic-Citron (Encore une
pub gratos) ou tout autre produit-vaisselle
que vous trouverez. Ma femme vous conseille de prendre un produit dégraissant
qui n’abîme pas les mains, mais
personnellement, je favoriserais plus particulièrement le côté « actif » du
produit plutôt que le côté « confort .»
B : Des appareils à ultrasons (appelés TURBO TUMBLER ou MEDIA) sont
proposés par les armuriers ainsi
que divers VéPéCistes en armes et munitions. Mettez vos douilles dans l’appareil
(qui ressemble à un hybride
« Cocotte-Minute – tupperware » ), ajoutez des granulés nettoyants, ce sont
en général des coquilles de céréales
traitées et broyées, qui ont la propriété de pénétrer dans les douilles grâce
aux vibrations de l’appareil et de les
nettoyer grâce aux milliers de micro frottements produits par les milliers
de vibrations / minute.
Certains appareils fonctionnent avec des granulés, d’autres avec des liquides,
et les plus performants avec du
liquide ou des granulés, au choix.
C : Identique à la méthode « A », jetez vos douilles dans un seau ou un
lavabo, ajoutez de l’eau, mais au lieu
de mettre un produit vaisselle quelconque, il faut ajouter une plus ou moins
grande quantité (suivant l’état de vos
douilles et les conseils du fabriquant)d’un éventuel produit spécialisé, par
exemple << CASE CLEANER Brass
Cartridge >> fabriqué par Birchwood casey, qui est un produit
idéal, concentré et rapidement actif.
Une fois les douilles et logements d’amorces proprement nettoyés, il faut
veiller à ce que les douilles soient séchées
le mieux possible, en étant sur à 100% qu’il n’y a plus une seule molécule
d’eau dans le moindre recoin. La meilleure
solution est de les passer longuement au sèche-cheveux en les plaçant toutes
dans le même sens : l’air chaud sera plus
efficace, entrera dans le fond des douilles, et la probabilité qu’une goutte
d’eau échappe à votre regard acéré sera
proche du zéro absolu.
Vous pourrez alors commencer le recalibrage de vos douilles.
4 : LE RECALIBRAGE DES DOUILLES :
Lorsque vous tirez une cartouche neuve, donc, une cartouche en principe absolument
parfaite, qui correspond aux
normes et cotes de la C.I.P. (Commission Internationale Permanence d’Epreuve
des Armes à feu), de fortes pressions
entrent en jeu, qui ne vont pas manquer de déformer la douille, de manière
latérale, dans le sens de la longueur, bref
dans tous les sens où s’exercent toute pression gazeuse de quelque nature
qu’elle soit. Seulement voilà, la douille est
ronde, ce qui fait que la déformation n’est pas forcément visible à l’œil.
Néanmoins, cette déformation existe bel et bien, même si elle n’est que de
quelques centièmes de millimètres dans le
cas des douilles droites, douilles de revolver et de la plupart des pistolets
automatiques (excepté ceux chambrés en
357 SIG, 30 Luger, 7,63 Mauser, 32-20 Revolver, 8mm Nambu, et en 5,7x28),
mais dans le cas des douilles à
épaulement, dites douilles rétreintes ou douilles à rétreint (la plupart des
douilles pour armes d’épaule), la déformation
peut atteindre plusieurs dixièmes de millimètres, et sans recalibrage de la
douille, l’on risque tout simplement de ne plus
pouvoir introduire la cartouche dans l’arme dans le meilleur des cas, ou d’avoir
un plus ou moins grave incident de tir
dans le pire des cas, en raison du grossissement excessif du collet de la
douille qui ne permettra plus de maintenir de
manière correcte et fiable l’ogive. Grossissement du collet, lui-même dû au(x)
tir(s) précédent(s).
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Le recalibrage consiste donc en une action simple, mais qui
ne peut se faire qu’à l’aide d’une presse à recharger, qu’elle
soit monostation ou automatique à plusieurs stations, et à la limite, de manière
fastidieuse, avec le kit de rechargement
manuel que propose la marque LEE pour la somme de 170 FRF, dans lequel un
cône est fourni, dans lequel l’on doit
forcer la douille désamorcée et nettoyée (éventuellement légèrement graissée
pour faciliter l’entrée dans le mandrin
conique ainsi que la sortie de la douille), puis l’extraire à l’aide d’une
forte tige fournie avec le kit. Ce kit vendu par
LEE est appelé « LEE LOADER », il permet toutes les opérations de rechargement,
mais ne permet pas une forte
production : 1 cartouche / 3 minutes environ, contre 400 cartouches de l’heure
pour une presse automatique multistation.
A l’aide d’une presse monostation ou automatique, l’outil à recalibrer (appelé
« SIZER » ou « RESIZER ») sera vissé
sur la presse selon la procédure indiquée par le fabriquant sur la notice
de l’outil, la douille sera bloquée dans le
« shell-holder » (support de douille) et en actionnant le levier de
la presse, la douille sera introduite dans le recalibreur :
elle y sera forcée si elle est très déformée, ou y glissera pratiquement si
elle est peu déformée par le tir précédent.
Les parois du recalibreur rendront à la douille ses cotes originales à 0.001
inch
(1 inch = 2,54cm. C’est le pouce anglais) près, soit à 0.00254mm près,
ce qui est une tolérance d’usine parfaitement
acceptable dans toutes les armes modernes en bon état de marche. D’une autre
part, comme nous le soulignions plus
haut, il est fort probable que le recalibreur soit pourvu en son centre d’une
tige de désamorçage sur laquelle se trouve
une olive s’élargissant progressivement, qui redonnera au collet de la douille
son diamètre original, suffisament étroit
pour permettre la réintroduction d’une nouvelle ogive ainsi que son maintien
de manière fiable. Cette olive agira deux
fois : la première fois lorsque la douille pénétrera dans le recalibreur,
la seconde lorsqu’elle en ressortira.
Certains recalibreurs pour douilles droites (.38 special, .357 magnum, .44
magnum , 9mm parabellum, 32ACP, etc…
Pour ne nommer que les principaux calibres d’armes de poing mais en rappelant
toutefois que Certains calibres d’armes
d’épaule sont également à douille droite) ne sont pas pourvus de cette olive
qui sert à recalibrer le collet de la douille.
D’autres outils à recalibrer, au contraire, ne recalibrent que le collet de
la douille. Ils ne sont compatibles qu’avec des
douilles à épaulement, en général réservées aux armes d’épaule. Il n’est en
effet pas nécessaire de recalibrer tout le
corps de la douille si celle-ci est toujours tirée dans la même arme : la
déformation de la douille se limitera aux dimensions
maximales de la chambre de l’arme, la chambre étant l’emplacement où se trouve
la cartouche avant d’être percutée.
La cartouche y est maintenue par la culasse, qui est elle-même verrouillée
et maintenue par un ou plusieurs tenons, suivant
la puissance du calibre dans lequel est chambrée l’arme. Le formage de la
douille aux cotes de la chambre de l’arme se
dit en anglais : « FIRE-FORMING », soit en français (abus de langage) : «
Formage par le tir ».
Un outil à recalibrer vendu séparément coûte entre 110 Frs et 190 Frs. Certains
recalibreurs haut de gamme peuvent
atteindre des prix nettement supérieurs, mais sont en général rares et prisés
seulement par les compétiteurs.
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Si l’on omet de recalibrer le collet d’une douille à épaulement, l’on risque
de voir la nouvelle ogive tout simplement tomber
dans la douille sur la poudre, ou être mal maintenue. Dans ce dernier cas,
le risque se situe lors de l’alimentation de la
cartouche dans la chambre de l’arme : L’ogive peut s’enfoncer en partie dans
la douille, ce qui réduit le volume d’air
dans la douille, augmentant ainsi la densité de chargement, et entraînant
une pourquoi pas tragique élévation des pressions
qui pourrait finir en une destruction partielle ou totale de l’arme (en général,
c’est une destruction irrémédiable qui s’ensuit)
ainsi que des blessures plus ou moins graves au tireur ainsi qu’à son entourage
immédiat, jusqu’à plus d’une dizaine de
mètres dans le cas de l’explosion d’un simple pistolet semi-automatique et
plusieurs dizaines de mètres pour une carabine
de gros calibre. Méditons là-dessus.
5 : LE REAMORÇAGE :
Cette opération, apparemment anodine, puisque forcément appliquée dans tous
les cas quelle que soit la munitions à douille
métallique qu’on recharge, de l’obus en passant par la petite cartouche 6,35mm
(.25ACP) jusqu’à la 12,7mm (.50 browning)
peut pourtant avoir des incidences importantes sur le tir. Par exemple, pour
avoir un résultat homogène (le groupement des
impacts sur la cible en est la meilleure (et quasi-seule) représentation),
il est conseillé pour un même lot de douille d’utiliser
toujours la même sorte d’amorce, ainsi que la même valeur d’enfoncement d’amorce.
En fait, la valeur d’enfoncement
d’amorce ne se mesure guère : l’enfoncement est bon ou mauvais. Un bon enfoncement
d’amorce montrera, douille
retournée, une surface plate, que vous regardiez le rebord du culot de la
douille (là où sont indiqués la marque et le
calibre de la douille) ou l’amorce. L’amorce ne doit pas faire saillie. Si
vous posez votre douille amorcée sur une surface
propre et plane, votre douille doit immédiatement se stabiliser, et surtout
ne pas tourner sur elle-même en cherchant son
aplomb.
Si l’amorce est légèrement sur enfoncée, cela ne nuit pas au départ du coup
ni à l’équilibre des pressions, mais cela peut
rendre l’amorce plus sensible en cas de choc durant d’éventuels transports
ou manipulations brutales, en raison de la
conception même des amorces : l’enclume dont les 3 pieds dépassent de l’amorce
sera précontrainte dans le logement
d’amorce de la douille, ce qui pourrait (à charge d’un autre que moi
de vérifier, mesurer et analyser le phénomène)
raccourcir la course du percuteur avant que l’amorce fasse son office.
En gros, cela revient à dire que l’amorce aura besoin de moins de pression
pour se déclencher si elle est sur enfoncée
Mais, dans l’ensemble c’est à l’oeil que se distingue de manière fiable la
qualité de l’amorçage, et nous ne conseillons à
personne de vérifier ses amorçages d’une autre manière.
L’amorçage peut se faire soit manuellement, avec un AUTO-PRIMER (140FRF environ)
soit avec un AUTO-PRIMER
II (140 Frs également) monté sur presse : une tige actionnée par l’action
du levier de la presse (monostation uniquement)
vient pousser l’amorce dans le logement d’amorce. Le réservoir d’amorces est
placé en surplomb de l’AUTO-PRIME II,
et elles descendent par gravité, ou en secouant légèrement le réservoir.
Sinon, sur les presses automatiques à plusieurs stations, un dispositif semblable
à l’AUTO-PRIME II est en général prévu
d’origine, mais les fins rechargeurs (pompeusement : advanced-reloaders) préfèrent
réamorcer manuellement afin de pouvoir
vérifier la valeur d’enfoncement (ou tout simplement la seule présence de
l’amorce dans son logement avant l’ajout de poudre)
systématiquement à chaque douille réamorcé ce qui est impossible sur une presse
automatique étant donné la position
debout de la douille.
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Il existe, comme nous l’avons déjà cité plus haut, deux types de taille d’amorces
: SMALL et LARGE, de type BOXER,
c’est à dire avec un seul trou au fond de la douille pour permettre l’ignition
de la poudre . Parallèlement au système à un
trou « BOXER » existe un plus ancien système appelé « BERDAN » , du nom de
son inventeur, et qui fonctionne
différemment : L’amorce se présente toujours sous la forme d’une petite capsule,
mais elle est de forme plus aplatie.
La douille de type « BERDAN » est différente de celle de type « BOXER » :
il n’y a pas un trou d’évent pour laisser
passer l’ignition, mais deux trous, plus faibles en diamètre. De plus, il
n’y a pas d’enclume dans l’amorce, comme sur les
amorces pour douilles « BOXER », l’enclume est située sur le culot de
la douille, ce qui permet à l’amorce d’être écrasée
entre le percuteur et l’enclume de la douille, ce qui donne une garantie de
départ du coup légèrement supérieure à celle des
douilles « BOXER », par contre, lors du désamorçage Ô combien plus difficile
que celui des douilles « BOXER », l’enclume
a toutes ses chances de se voir abîmée par l’outil de désamorçage, ce qui
risque de rendre la douille inopérante quant à la
percussion de l’amorce, faute d’enclume de douille en bon état. Cette enclume
se présente tout simplement sous la forme
d’une petite pointe située entre les deux trous d’évent.
Un enfoncement trop faible de l’amorce (de quel type qu’elle soit) peut, dans
le cas des revolver à barillet, empêcher la rotation
de celui-ci, même si il n’y a qu’une seule cartouche du barillet qui présente
ce défaut : la coupole de l’amorce est fabriquée
dans un acier tout de même « assez » résistant, pour ne pas provoquer de départs
intempestifs lors de manipulations ou de
transports. Un sur enfoncement dangereux est, dans la pratique, peu probable
: les rebords de la coupole empêchent
l’amorce de descendre trop profondément dans le logement d’amorce.
Les amorces classiques « BOXER » coûtent entre 15FRF et 35FRF par 100 unités
suivant qu’elles soient « SMALL » ou
« LARGE ». Vous pourrez faire chuter le prix en commandant de plus importantes
quantités, e l’ordre de plusieurs milliers
d’unités. Les amorces « BERDAN » quand à elles, sont nettement plus chères,
sûrement en raison d’une demande
décroissante au fur et à mesure que nous avançons dans le temps.
6 – 7 : L’EXPANDAGE DU COLLET DE LA DOUILLE – AJOUT DE LA POUDRE :
Ce sont deux opérations qui se passent simultanément sur la plupart des presses,
surtout automatiques : c’est le même
outil (nommé « EXPANDER ») qui fait les deux actions grâce à la doseuse volumétrique
de poudre qui y est accouplé
sur son sommet. La douille, toujours maintenue dans son shell-holder, comme
pour chaque opération, traverse l’outil
de bas en haut, et une fois que le shell-hoder bute sur l’outil vissé sur
la presse, une olive (mobile et réglable) va dilater
le collet de la douille, de manière à l’évaser. Le calibre de la douille en
est donc augmenté de quelques dixièmes de
millimètres. Simultanément à cette action, l’olive, poussée par le shell-holder
ou le bourrelet de la douille (suivant le
type et/ou la marque de l’outil utilisé) va actionner la doseuse volumétrique
qui va libérer une dose de poudre préétablie
suivant le type de doseuse volumétrique dont il s’agit. Cette dose de poudre
est choisie suivant la densité volumétrique
de la poudre sélectionnée et le volume du « tiroir » de la doseuse volumétrique.
Le choix de la poudre qui est utilisé
pour le rechargement est très important : il existe des poudres vives, des
poudres lentes, et des poudres intermédiaires.
Il est formellement déconseillé de mélanger des poudres d’origine diverses
entre elles.
La densité de chargement (volume de poudre par rapport au volume total
de la douille une fois celle-ci coiffée de sa
nouvelle ogive) peut considérablement faire varier la pression des gaz une
fois qu’ils seront détendus par l’ignition de
la poudre, ce qui amène à considérer avec la plus grande vigilance le taux
d’enfoncement de l’ogive dans la douille,
mais nous en parlerons un peu plus loin dans le chapitre 9.
Les poudres sont de vivacité différentes, d’horizons différents (Françaises,
américaines, finlandaises pour les plus
courantes sous nos latitudes) et d’usage différent, selon qu’il s’agisse de
recharger des cartouches pour armes de
poings de petit ou gros calibre, ou de recharger des cartouches d’armes d’épaule
de plus ou moins gros calibre
également. Si une cartouche est entièrement remplie d’une poudre très (trop)
vive et qu’elle est coiffée d’un trop
lourd projectile par rapport au volume et à la grande vivacité de cette poudre,
au moment de l’explosion de la
poudre, la vitesse de dilatation des gaz sera telle que le projectile n’aura
pas le temps de quitter son barillet ou sa
chambre alors que les gaz seront entièrement dilatés : ces gaz doivent bien
sortir par quelque part, et si ce ne peut
être par la bouche du canon, cela sera par tous les côtés de l’arme à la fois,
comprenez par là que l’arme de poing
ou d’épaule incriminée se transformera soudainement en grenade à fragmentation,
ce qui ne manquera pas de blesser
plus ou moins grièvement le tireur et son entourage immédiat.
L’on risque d’obtenir le même résultat, mais dans d’autres circonstances,
en dosant trop peu une poudre lente : celles-ci
brûlent plus lentement que les vives mais ne sont utilisable en toute sécurité
qu’à la condition d’avoir une forte densité de
chargement dans la cartouche, c’est-à-dire qu’il faut qu’il reste « le moins
d’air possible » dans la douille une fois le projectile
enfoncé et serti si besoin est, mais en respectant toutefois les tables de
rechargements établies par la S.N.P.E.
(Société Nationale des Poudres et Explosifs) et/ou par le « manuel de rechargement
» écrit par René Malfatti, qui est
l’ouvrage de rechargement le plus commun dans l’hexagone. « Modern Reloading
» de Richard Lee constitue également
une excellente base de données au niveau des tables de rechargement, mais
la plupart des poudres qui y sont indiquées ne
sont pas importées en France, excepté les poudres finlandaises Vihtavuori.
Voici les poudres VECTAN (de la S.N.P.E.) pour arme de poing par ordre
de vivacité décroissant :
BA10 : Poudre en bâtonnets bicolore (vert-rose). S’utilise pour les
cartouches de faible performance, comme les
« wadcutter ». La double-charge de cette poudre est souvent fatale à l’arme.
C’est la plus vive des poudre proposée
par VECTAN.
AS : Poudre en paillettes bicolore (vert-rouge)adaptée aux calibres
de semi-auto, et avec des projectiles en plomb
A1 : Poudre en paillettes vert-clair excellente poudre pour les gros
calibres.
BA9 : Poudre en bâtonnets noire très proche de la A1, mais ne doit
pas être utilisée en faible densité de chargement :
risque de surpression.
A0 : Poudre en paillettes vert-foncée laquée très flexible d’emploi,
en faible ou forte densité de chargement.
SP8 : Poudre sphérique écrasée grise que nous déconseillons aux rechargeurs.
Laissons-là aux encartoucheurs
professionnels qui ont des moyens techniques de haute précision hors de notre
portée pour maîtriser la sensibilité de
cette poudre aux méthodes de rechargement. En effet, la moindre variation
de valeur de forcement, d’enfoncement,
de sertissage peu provoquer des montées en pression impressionnantes par rapport
à d’autres poudres également
sphérique. La plus grande prudence est de mise si vous tenez vraiment à utiliser
cette poudre.
SP2 : Poudre sphérique écrasée grise. La panacée des tireurs IPSC.
Elle permet d’atteindre de grandes vitesses tout
en engageant de faibles pressions, du moins admissibles. Il ne faut jamais
l’utiliser dans de faibles densités de chargement
sous peine de voir d’importantes surpressions détruire l’arme.
SP3 : Poudre sphérique grise. Initialement prévue pour les armes à
canon lisse de petit calibre, elle excelle dans les gros
calibres pour arme de poing comme le .357 magnum, le .44 magnum, le .357 Magnum
Remington maximum, le
41 Remington Magnum, la .45 Winchester Magnum, et la cataclysmique .50 AE
de I.M.I.
Idem pour les armes d’épaule :
TUBAL 2000
TUBAL 3000
SP10
SP9
SP7
TUBAL 5000
SP11
TUBAL 7000
SP12
TUBAL 8000
SP13
Les poudres TUBAL sont des poudres lentes de type monotubulaire, de couleur
grise. Un agent modérateur de
combustion y est contenu : le dinitrotoluène. Il y a 5 sortes de poudre TUBAL,
la 2000 étant la plus vive et la
8000 la plus lente.
Les TUBAL sont des poudres qui permettent de pousser fort et loin de lourds
projectiles, d’où leur intérêt dans
le cas des armes d’épaule à canon rayé.
Ces données sont uniquement d’ordre indicatif et ne peuvent donc pas être
utilisées pour effectuer des
transpositions de charge.
Durant la procédure de chargement, nous déconseillons aux rechargeurs
de fumer, en raison du risque évident
d’explosion ou d’iginition plus ou moins lente de la poudre présente sur
le plan de travail.
Il ne faut sortir de son container d’origine que la quantité de poudre
dont vous avez besoin, et toujours
remettre la poudre inutilisée dans son container d’origine. Changer de
container est inutilement dangereux, en
raison des éventuelles traces du ou des produits que le container improvisé
pourrait avoir contenu dans le passé,
qui ne manqueront pas de modifier la composition de votre poudre, mais également
en raison du risque
d’étincelles dues à l’électricité statique qui pourrait faire exploser
le container improvisé de manière tout
à fait spontanée et inattendue.
La poudre doit être conservé dans un endroit frais et sec, à l’abri de l’espièglerie des enfants.
N’utilisez jamais une poudre dont l’origine vous est inconnue, même si vous croyez l’avoir identifiée.
Portez des lunettes de protections dans les manoeuvres de rechargement
qui requièrent de la poudre
ou des amorces.
Ne mélangez pas des poudres différentes : cela modifierait leurs propriétés
à chacune d’entre elles, ce qui
risque de transformer votre « alchimie » en tragédie.
Gardez la poudre loin de toute source de chaleur, d’ignition et de magnétisme,
que votre poudre soit
stockée ou sortie de son container pour recharger.
Examinez vos douilles sous tous leurs angles après les avoir tirées et avant de les recharger.
Le rechargement demande une grande attention à chaque instant, ne
vous laissez pas distraire, déranger
ni agacer. Evitez de recharger si vous vous sentez physiquement ou psychologiquement
diminué par une maladie,
une blessure, le stress, etc…
Soyez circonspects avec les rechargements que vous créerez éventuellement
: vérifiez les traces de surpressions
éventuelles sur chaque douille du lot que vous aurez rechargé.
Démarrez toujours vos nouveaux rechargements au moins 10% en dessous du seuil
que vous aurez fixé, mais tenez
tout de même compte du type de poudre que vous employez : lente ou vive. Tous
les chargements de toutes les
poudres ne peuvent pas être réduits sans respecter la densité de chargement.
Doser la charge de poudre avec une doseuse volumétrique et la table de rechargement
dont vous disposerez
éventuellement est une chose, mais une balance de précision (au 1/10ème de
grain) est indispensable pour
vérifier la répétatibilité de vos charges ainsi que la véracité de ce qui
est annoncé par le fabriquant de la
doseuse volumétrique : les tolérances d’usine existent, aussi bien au niveau
de la densité de la poudre qui
peut varier suivant les lots, qu’au niveau des tiroirs, des rotors et des
boisseaux des doseuses.
A cette fin, vous pourrez vous procurer soit :
Une balance à curseur avec stabilisateur magnétique (270 Frs à 1200 Frs)
Une balance électronique avec ses étalons de vérification et de calibrage
de pesée.(900 Frs à 1500 Frs).
Certaines balances électroniques peut être combinée à une égreneuse, qui arrêtera
le flux de poudre grâce à
une cellule photoélectrique. C’est le top du top au niveau pratique ainsi
qu’an niveau du prix ! ! !
Le versement de la poudre dans vos douilles réamorcée et dont le collet a
été uniformément dilaté peut se
faire grâce à des outils divers, mais qui ont tous le même principe : la
précision et la régularité :
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- Doseuse à rotors interchangeables.
- Doseuse à boisseau rotatif réglable micrométriquement.
- Doseuse à boisseau rotatif à chambre latérale réglable par curseur.
- Doseuse manuelle à tiroir.
- Doseuse automatique à tiroir.
-A l’aide d’une chargette, fabriquée artisanalement, ou distribuée par la
firme LEE qui en propose un
assortiment de 16, accompagné d’un tableau de correspondance pour chaque poudre
(sauf les Vectan)
qui est d’une précision remarquable. Néanmoins, il faut apprendre à se servir
de ces chargettes avec soin :
ne jamais tasser la poudre et araser soigneusement.
.........................................
8 : INSTALLER UNE NOUVELLE OGIVE SUR LA DOUILLE REAMORCEE ET REMPLIE
DE LA DOSE DE POUDRE ADEQUATE ET EXACTE :
Cette opération peut se faire manuellement (vous prenez le nouveau projectile
avec vos doigts et le placez
aussi droit que possible sur le collet évasé de votre douille)que ce soit
dans le cas des presses monostation
ou automatiques. Néanmoins, vous pourrez greffer un distributeur d’ogives
sur votre presse automatique :
vous éviterez ainsi de manipuler du plomb avec vos mains, si vos ogives sont
en plomb nu, et vous gagnerez
du temps quelque soit la nature de vos projectiles, blindés ou en plomb. Ce
distributeur d’ogives n’est, pour
l’instant (et à notre connaissance) pas prévu pour être installé sur les presses
monostation que nous connaissons.
................................
9-10 : POUSSER LA BALLE DANS LA DOUILLE – SERTIR :
La douille, recalibrée, réamorcée, remplie de poudre, évasée, coiffée d’un
nouveau projectile, va entrer dans
le 3ème outil : le poussoir de balle.
La douille, ainsi réhabillée, maintenue dans son shell-holder, va monter dans
l’outil sous l’action du levier de la
presse. Au sommet de la douille, la balle va rencontrer le « poussoir de balle
». Ce poussoir se règle par la
partie supérieure de l’outil en tournant une simple vis à main, ou une molette,
ce qui va déterminer la valeur
d’enfoncement de la balle dans la douille, le shell-holder étant toujours
à fleur (ou au contact ) de la partie
inférieure de l’outil, comme dans la plupart des opérations. Il est important
que le projectile soit le plus en ligne
possible avec la douille qui va l’accueillir afin d’éviter d’éventuels renflements
sur les parois externes de la douille
dus à une non-concentricité du projectile dans la douille, phénomène qui risque
de se répercuter en cible par un
mauvais groupement, par exemple.
Un moyen pour rattraper ce type de renflement est de passer vos cartouches
rechargées non-serties dans un
« FACTORY – CRIMP – DIE » , c’est à dire dans un sertisseur d’usine (du moins,
qui fonctionne à peu près
de la même manière que ceux des encartoucheurs), qui va redonner à vos cartouches
les cotes d’origine du
calibre en question, et qui va si vous le désirez (et surtout si vous le réglez
pour) effectuer un sertissage conique
plus ou moins profond, suffisamment profond en tous cas pour se substituer
au niveau de l’efficacité, à un
sertissage rond, ce qui permet d’intervertir pour un même calibre les sertissages
ou les armes à barillet ou à
répétition, du moins si d’autres paramètres (comme le profil d’ogive dans
le cas des magasins tubulaires par
exemple) ne viennent pas miner cette heureuse interchangeabilité.
Il est préférable (et logique) que la gorge de sertissage de la balle
s’arrête pile-poil au niveau du collet de la
douille, de manière à ce que le sertissage soit le plus efficace possible.
Le sertissage est une opération délicate : il n’existe pas de norme précise
entre un sertissage fort, moyen ou léger.
..................................
Il consiste à rétreindre le projectile en resserrant la douille autour de
lui grâce à un outil appelé « SERTISSEUR »
ou « SERTISSEUR ROND » (« ROLL CRIMP » en anglais) ou « SERTISSEUR CONIQUE
» (« TAPER CRIMP »
en anglais). Le sertissage rond sert quasi-exclusivement dans le cas des revolver
: Si dans un barillet à 6 coups,
les 6 cartouches n’ont pas leur ogive fermement sertie, le tir de la première
cartouche va dégager un recul tel que
les 5 cartouches restant dans le barillet risquent de perdre leur ogive, ou
au moins de voir celle-ci s’extraire sur
quelques dixièmes de millimètre, ce qui risque de les faire dépasser du barillet,
l’empêchant d’effectuer sa révolution
autour de son axe, et par la même occasion de continuer à faire feu. Tous
les calibres de revolver à barillet ne
nécessitent pas de sertissage, il est surtout nécessaire pour les calibres
puissants, comme le .357 magnum, le 44
magnum, le 45Long Colt, le 454 casull, etc…tandis que pour le .38 SPECIAL,
un sertissage léger à moyen suffira,
et il sera totalement inutile dans le cas de la .38 Wadcutter (« bourre coupante
» en anglais, car l’impact sur la cible
est fait comme à l’emporte-pièce), ainsi que dans le cas de certains revolvers
anciens. Il est important de savoir qu’une
ogive blindée nécessite un sertissage un peu moins énergique qu’une balle
en plomb du même calibre, le blindage de
l’ogive lui apportant une dureté très nettement supérieure à celle du plomb.
L’on considérera donc que les sertissages
ronds empêchent l'arrachement de la balle et les coniques l'enfoncement.
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Le sertissage conique est utile pour les armes à alimentation automatique,
semi-automatique et à répétition manuelle :
respectivement par exemple : le pistolet-mitrailleur, le pistolet semi-automatique
et la winchester. Avec ce type d’arme,
dont l’alimentation est quelque peu rapide, et c’est un euphémisme dans le
cas du pistolet mitrailleur, il faut avouer que
les cartouches sont quelque peu maltraitées durant leur transit chargeur-chambre.
En effet, au moment où la culasse de
l’arme va pousser la nouvelle cartouche dans la chambre, il n’est pas rare
que la cartouche ait un léger mouvement en
zigzag qui risque de repousser le projectile dans sa douille, réduisant ainsi
la densité de chargement, ce qui va faire monter
les pressions d’une manière pourquoi pas fatale et sûrement dangereuse, quoique’il
ne faut pas croire que la moindre
surpression venue va détruire votre arme et éventuellement votre main et plus,
mais si surpression il y a, nous ne saurons
que trop vous conseiller de retirer ce lot de cartouches, de les rouvrir à
l’aide d’un marteau à inertie, de repeser la poudre
contenue dans chacune, de revérifier les valeurs d’enfoncement et de sertissage,
le diamètre des projectiles et tout ce qui
permet de déceler le pourquoi de cette surpression.
Quelques exemples de rechargement des calibres les plus utilisés dans notre pays :
|
CALIBRES |
long. de
douille en mm |
type de poudre |
dose de poudre |
poids du
projectile |
sertissage/
enfoncement en mm |
pression en bar |
|
7,65 Browning |
17,20 |
As |
0,12 gramme |
77grains |
moyen/5 |
1500 |
|
8mm92 |
27,30 |
Ba10 |
0,15 gr |
106grs |
moyen/7,5 |
1000 |
|
38 spécial |
29,34 |
Ba9 |
0,34 gr |
158grs |
moyen/8,5 |
1027 |
|
357 magnum |
32,77 |
Sp2 |
0,85 gr |
158grs |
fort/8,5 |
2450 |
|
9 mm parabellum |
19,15 |
Ba9 |
0,34 gr |
124grs |
conique/5,2 |
1950 |
|
44 magnum |
32,64 |
A1 |
0,58 gr |
245grs |
fort/9 |
2160 |
|
11mm73 |
18,02 |
Ba10 |
0.17 gr |
156grs |
moyen/3 |
900 |
|
45 A.C.P. |
22,81 |
Ba9 |
0,40 gr |
230grs |
conique/7,5 |
1000 |
|
222 Remington |
43,18 |
Tubal 2000 |
1,25 gr |
50grs |
sans/5,6 |
2420 |
|
223 Rem - ( 5,56 Otan) |
44,70 |
Tubal 2000 |
1,45 gr |
50grs |
sans/4,5 |
2860 |
|
30/30 |
51,80 |
Tubal 3000 |
1,90 gr |
150grs |
moyen/ 10 |
1850 |
|
7x64 |
64 |
Tubal 5000 |
2,95 gr |
160grs |
sans/12 |
2530 |
|
308 Win - (7,62 OTAN) |
51,18 |
Tubal 3000 |
2,85 gr |
130grs |
sans/7,5 |
3100 |
|
8x57 JS |
57 |
Tubal 5000 |
3,27 gr |
150grs |
sans/8 |
2460 |
|
8x64 S |
64 |
Tubal 5000 |
3,45 gramme |
200grains |
sans/9 |
2850 |