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Nom scientifique |
Famille |
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Odocoileus
Virginianus |
Cervidés |
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Longueur |
Poids |
Hauteur au garrot |
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Près de 2 mètres |
variant de 75 à
125kg |
92 cm |
Traits distinctifs
Le
plus élancé et le plus gracieux de nos grands gibiers présente un profil harmonieux,
des pattes effilées, une queue de près de 30 cm (1 pi) de long, de couleur
fauve sur le dessus, frangée de blanc tout comme en dessous. Une tête régulière
bien proportionnée, ornée de bois majestueux pour le mâle seulement. Une croyance
très répandue veut que le nombre de pointes ou cors au bois du panache de
l'animal indique son âge. Il n'en est rien, puisque ce sont les dents qui
déterminent par leur usure le nombre d'années de vie du Cerf de Virginie,
tout comme pour l'Orignal ou le Caribou.
Mi-octobre
à la fin décembre. Les mâles grattent le sol de leurs sabots, se frottent
les bois aux arbustes et combattent leurs rivaux. Habituellement il n'y a
aucun dommage pour l'un ou pour l'autre des belligérants, ce serait plutôt
une forme de rituel, d'où le plus faible se retire sans blessures graves.
Il me fut toutefois donné de traverser de ces arènes sylvestres, où le sang
vermeil ruisselait sur le sol jonché de feuilles. Le mâle est polygame et
la femelle met bas après une période de gestation de 205 à 210 jours. La moyenne
de reproduction serait de deux petits par femelle, pouvant varier d'un à quatre.
On nomme communément la femelle «biche» et son petit «faon».
Contrairement
à la croyance populaire, le Cerf de Virginie n'est pas un animal des vieilles
et denses forêts. Les ramures des grands arbres feuillus et résineux de ces
forêts sont trop hautes pour qu'il puisse y brouter. L'ombre dégagée par ces
arbres est également défavorable à la croissance de tapis de sous-bois qu'il
recherche. Il préfère la proximité des fermes, les lisières de bois laissées
par la colonisation, les clairières, les berges des cours d'eau et des lacs
où le cèdre ou thuya abonde. Il recherche également la proximité des prairies,
profitant de l'aurore et du crépuscule pour venir y brouter.
L'hiver,
groupés en hardes ou ravages, les Cerfs de Virginie consomment surtout le
thuya (cèdre) ainsi que des brindilles et bourgeons accessibles. Il se nourrit
bien d'érable à épis, d'érable rouge, de cornouiller, de sorbier, de vinaigrier
et même de sapin et de pruche à l'occasion. À l'automne, il raffole des pommes.
À l'été, il ajoute à son menu le trèfle des champs, le sarrasin et les champignons
sauvages.
À
l'approche, c'est la technique des puristes; à l'affût, celle de ceux qui
connaissent bien les habitudes de l'animal et, en battue, celle des chasseurs
qui veulent à tout prix réussir. Cette dernière méthode est très populaire
au Québec.
30/30,
300, 308, 30/06, 348, 358, 303, 250, 257, 264, 270, 280, 7mm, 284, 7X57. Plusieurs
utilisent aussi le fusil de calibre 12 avec chevrotines ou balles uniques.
Une chair excellente, bien que celle des mâles en période de rut et celle des bêtes âgées soit meilleure marinée avant la cuisson. Le foie, la langue, le coeur et la cervelle sont des pièces de choix.
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