"TECHNIQUES DES CARTOUCHES"
Diamètre du Plomb en m/m : (Densité du Plomb=11,22) ...................................
1,25 =
N° 12
1,50 = N° 11
1,75 = N° 10
2,00 = N° 9
2,10 = N° 8 1/2
2,25 = N° 8
2,37 = N° 7 1/2................................................................
2,50 = N° 7
2,75 = N° 6
3,00 = N° 5
3,25 = N° 4
3,50 = N° 3
3,75 = N° 2
4,00 = N° 1
.......................................................
......................... "BALLES - SAUVESTRE"
PUISSANCE D'ARRET :
Caractérisée par l'énergie cinétique
et plus particulièrement par l'énergie cinétique surfacique.
Rappel : Energie cinétique : M = Masse de la flèche, V = Vitesse à l'impact.
Energie cinétique surfacique : S = Section frontale (ou radiale) de la flèche.
Pour la cartouche à Balle Flèche Sauvestre® de calibre 12 : A la bouche du canon
A 30 m
A 100 m E = 3250 joules E = 2750 joules E = 1780 joules E.S. = 31,70 joules/mm²
E.S. =
26,90 joules/mm² E.S. = 17,40 joules/mm² V = 500 m/s V = 460 m/s V = 370 m/s.
Par rapport aux balles de chasse de calibre 12 existantes (avec conservation
du calibre en vol):
A 30 m A 100 m Energie cinétique : x 1,6 Energie cinétique : x 1,9 Energie cinétique
surfacique:
x 2,5 Energie cinétique surfacique : x 3 Par rapport aux balles classiques :
Volume de
cavitation : x 2,5 · Fragmentation par étage · Réseau de fissurations important
(effets de l'onde de choc).
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PLOMB SUPER
DUR A 8% D'ANTIMOINE :
- Plomb super dur 8% d'antimoine
Vous avez peut-être remarqué que certaines cartouches proposées
sont chargéesen plomb super dur 8% et vous vous posez peut-être certaines questions
auxquelles je
vais essayer de vous répondre.
- Il faut d'abord savoir que le plomb utilisé comme projectile dans les cartouches
de chasse et de
ball trap est durci par adjonction de environ 3% d'antimoine dans la masse lors
de la fusion.
- Le plomb est un métal de densité 11.3 qui fondà 327° et l'antimoine un métalloïde
de
densité 6.6 qui fond à 630°. Un fabricant français a eu l'idée d'en augmenter
la proportion, d'abord
à 5%, ensuite à 8%; les billes de plombs sont ensuite laitonnées afin de reconnaître
sa qualité.
- Il s'ensuit une plus grande dureté du projectile qui acquiert une plus grande
efficacité pour 3 raisons.
Les sphères de plomb se déforment moins au départ du coup et lors du passage
dans le canon, ce qui
a pour résultat une trajectoire plus rectiligne et donc moins de pertes dans
la gerbe. Les projectiles
étant plus durs ont un effet plus brisant sur la cible (qui peut être un pigeon
d'argile ou un oiseau).
- La densité étant un peu moins élevée qu'avec du plomb normal, il y a plusde
grains pour le même
poids et la gerbe de plomb a tendance à s'allonger au lieu de s'écarter, ce
qui a pour double effet
d'augmenter le nombre d'impacts sur la cible.
- On pourrait
penser que ces grains superdurcis étantmoins denses, pourraient perdre davantage
leur
vitesse et leur énergie que des grains simplement durcis.
- L'expèrience par des tireurs chevronnés a montré au contraire par des tirs
répétés sur des galets de
ball-trap à longue distance (50 mètres dans des full chokesévidemment) qu'il
n'en est rien. C'est un
plomb trés efficace.
- Lorsqu'un chasseur veut acheter une cartouche de qualité supèrieure, il demande
le plus souvent à
son armurier du plomb nickelé. En fait , il est évidemment préférable d'acheter
du plomb super durci
à 8% d'antimoine.
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..."LA BALLE BLONDEAU"...(Cliquez)
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. ."Histoire de la Poudre Noire"
Pendant longtemps,
la poudre ne fut connue que sous la forme d'un poussier amorphe, brûlant
mal et incomplètement, de façon irrégulière, et fusant plutôt que détonant.
Sous cet état de
pulvérin, il fallait une grande quantité d'explosif pour propulser le projectile
avec des pressions
irrégulières, faisant tantôt rouler le boulet sur le sol à quelques dizaines
de toises de la pièce,
tantôt éclater bombarde ou veuglaire. Pour un même calibre et un même poids
de projectile, on
peut évaluer la charge de poudre noire du XIXe siècle au 20e de celle du XIV
e siècle, et ce
avec résultats balistiques incomparablement meilleurs.
De siècle en siècle,
la fabrication, et partant la qualité de la poudre noire est toujours allée
en
s'améliorant, tant par le choix et par le degré de purification des constituants
que par l'homogénéité
toujours croissante du mélange. Mais le principal progrès fut la granulation
de la poudre, qui,
laissant des interstices entre chaque grain fit que l'inflammation se propagea
avec plus de rapidité
et de régularité. La granulation de la poudre futprobablement découverte au
XV e siècle
(Conrad Rander, de Schvengau parle de poudre en grains dès 1429).
A l'origine, il ne s'agissait
que de pulvérin aggloméré en grumeaux ou en boulettes, après avoir
été humecté d'eau, vin, vinaigre ou eau-de-vie, au moyen d'une technique manuelle
s'apparentant
à celle de la fabrication du couscous par les indigènes d'Afrique du Nord. La
poudre ainsi agglomérée
donnait une plus grande régularité de tir et permettait l'emploi de pièces d'artillerie
de très fort calibre
connue beaucoup de bombardes en usage, dont le boulet de pierre énorme (on utilisa
à cette époque
des pièces de plus de cinquante centimètres de calibre), agissait plus par son
poids que par la force
de percussion imprimée par la poudre. L'idée de proportionner la grosseur du
grain au calibre et à la
longueur de canon de l'arme vint très vite.
L'idéal étant d'avoir
une charge de poudre dont la combustion ait sensiblement la même durée que le
trajet du projectile
dans le canon. La vitesse de combustion étant inverse de la grosseur des grains,
celle-ci devaitdiminuer avec le calibre et la longueur du tube.
Ainsi à notre époque,
on voit la poudre noire à gros grains (n° 0) employée dans les canardières de
gros calibre à canons
longs et pour le tir de certaines armes rayées de gros calibre à balles lourdes,
tandis que la poudre extra-fine est réservée pour les revolvers et pistolets
dont le canon est court et
le calibre faible. Les dernières pièces d'artillerie de gros calibre employant
la poudre noire à la tin
du XIX e siècle, l'utilisaient comprimée en blocs cubiques ou prismatiques de
deux ou trois centimètres
de côté, parfois percés de trous pour faciliter l'inflammation. Au début cependant,
le principe de
proportionner la grosseur du grain, et partant la vitesse d'inflammation au
calibre de l'arme, ne fut pas
admis par tous comme une évidence. Au début du xviv siècle, SULLY, Grand Maître
de l'Artillerie ne
voulut employer qu'une seule grosseur de grain, tant pour les canons que pour
les mousquets. Cette
mesure rétrograde, prise seulement pour faciliter les approvisionnements, ne
semble avoir été qu'une
intrusion du " garde mites " dans le domaine du balisticien.
De toute façon, au début
du XVI e siècle, le principe de la granulation de la poudre, et de la taille
des
grainsproportionnée au calibre de farine destiné à l'emploi était définitivement
établi depuis longtemps,
et les méthodes de granulation mises au point, tout nu moins dans leurs principes
pour les siècles à venir.
Le gâteau de poudre formé de pulvérin aggloméré sortant des pilons était concassé
et mis en grains
(u moyen des " guillaumes ", tamis de parchemin sur Ies quels la niasse était
pressée par un plateau
de bois dur animé d'un mouvement circulaire. Le grain obtenu fut plus tard lissé
et comprimé par un
passage dans un baril tournant. Cette méthode, avec quelques modifications de
forme des guillaumes
fut conservée sans grands changements jusqu'à nos jours.
Cependant, à la fui
du XVII e siècle, en Angleterre, un autre système, permettant une plus grosse
production sur le plan industriel fut mis au point par CONGREVE, ingénieur et
officier de la Compagnie
des Indes, plus tard Directeur de l'Arsenal de Woolwich, et à qui on doit de
nombreuses inventions,
dont en particulier la fusée de guerre qui porte son nom. La machine de Congrève,
était une sorte de
laminoir dont les roues de bronze portaient des dents qui déchiquetaient et
réduisaient en grains le gâteau
de poudre. Elle resta employée, concurremment avec des guillaumes et leurs modifications
directes jusqu'à
notre époque. Les grains ainsi obtenus, étaient anguleux et de formes irrégulières.
Après lissage au baril
tournant, on les triait au tamis de crin pour les classer en diverses grosseurs.
Parallèlement à cette poudre
classique aux grains irréguliers, et qui est la forme la plus courante, universellement
connue de la poudre
noire, se trouve la poudre à grains ronds, dérivée directe de la poudre roulée
à la main du XV siècle.
La poudre à grains ronds,
surtout à l'origine, alors que l'on se contentait d'effriter la tuasse de pulvérin
aggloméré pour obtenir les grains, avait l'avantage, du fait de son roulage
qui se faisait sous une certaine
pression, d'avoir chaque grain comprimé et plus homogène, ce qui donnait plus
de régularité dans les
charges mesurées volumétriquement dans la plupart des cas. De plus, les grains
ayant une certaine dureté
risquaient moins de s'effriter et de se transformer en poussier.
Ce dernier avantage était très important, surtout avec les premières poudres
en grains, dont le grain était
très friable. Au début du XVIIe siècle, alors que chaque soldat achetait sa
poudre individuellement chez le
boutiquier du coin, le règlement lui prescrivait de se munir d'un tairais pour
tamiser de temps en temps sa
poudre et éliminer le poussier, ou pulvérin qui était recueilli et conservé
à part pour l'amorçage du bassinet.
De plus, le
fait d'être en grains ronds et réguliers faisait nue les interstices entre les
grains de la charge
étaient sensiblement égaux, et partant l'inflammation meilleure et plus constante.
La poudre en grains
ronds la plus connue est la célèbre poudre suisse, dite "poudre de BERNE ",
qui fut
considérée longtemps comme la meilleure dit monde, surtout pour le tir à balle.
Cette poudre, doit se fabrique
encore, ou du moins se fabriquait encore très récemment jouit d'une grande réputation
parmi les utilisateurs
des lourdes carabines suisses se chargeant par la bouche, utilisées comme armes
de stand et par certains
chasseurs de montagne. Ces armes d'une précision parfaite ne donnaient paraît-il
vraiment leur plein
rendement qu'avec cette poudre, affirmation qui semble plausible, la régularité
de l'inflammation et de la
charge étant des facteurs importants dans le tir de précision à Farine rayée.
Cette poudre de Berne, qui
offre l'aspect de grains de caviar ou de petit plomb de chasse, ne semble devoir
ses qualités qu'à sa
granulation. quoique l'on ait attribué naguère ses vertus à la qualité du salpêtre
natif des montagnes de
la Suisse. De toute façon, sa formule (salpêtre 76, soufre 10, charbon 14) n'offre
rien de bien spécial et
est très classique, sensiblement la même que celle de nombreuses poudres noires
à grains ordinaires.
Rançon de sa qualité, on reprochait autrefois à la poudre de Berne d'être trop
brisante et de détériorer
les armes, en particulier les pièces d'artillerie.
Ce défaut ne s'explique
pas très bien, et est peut être illusoire, les essais faits naguère n'étant
pas très
scientifiques, et les charges calculées très empiriquement, malgré l'emploi
d'appareils de mesure assez
astucieux comme le mortier éprouvette. C'est sans doute pour cette raison, que,
hors de Suisse, la poudre
en grains ronds, malgré ses qualités, ne supplanta pas les poudres à grains
anguleux et irréguliers.
Pourtant, en plus de ses qualités intrinsèques, la poudre en grains ronds avait
celle d'une facilité et d'une
rapidité surprenante de fabrication, s'accommodant très bien de l'outillage
et des méthodes artisanales des
XVII e et XVIII e siècles. Les premières poudres à grains ronds étaient faites
en roulant le grain à la main
sur un plateau de bois, méthode admissible au XV e siècle pour les gros grains
de la poudre à bombardes,
dont la fabrication, malgré l'énormité du calibre et des charges employées ne
représentait guère que des
quantités limitées.
Devant la multiplication
des armes à feu et l'accroissement nécessaire de la production, les Suisses
améliorèrent vite la technique primitive du roulage à la main, en plaçant la
poudre dans un sac de tissu,
ce qui leur permettait en plus d'une production plus rapide d'obtenir des grains
plus fins pour l'usage des
armes portatives et en même temps de durcir ceux-ci par la pression. Le sac
utilisé était un sac de toile à
fond rond, un peu comme un sac de marin, et assez long. Ce sac était, rempli
de poudre à l'état de pulvérin
légèrement humide. Suivant la dimension du sac, on travaillait sur une masse
de trois à quinze livres de poudre.
L'ouvrier roulait le sac sur une table avec la main, en le poussant devant lui,
toujours dans le même sens.
Au fur et à mesure que les grains se formaient, le volume du sac diminuait,
il fallait resserrer le lien de fermeture
pour que l'ensemble soit toujours soumisà une pression sensiblement égale. L'opération
était assez rapide, et au
bout d'une heure environ, la poudre était granulée.
Le roulage de la poudre
à la main était le mode de fabrication artisanale, les quantités ainsi fabriquées
étant
forcément limitées. La consommation de la poudre augmentant, la demande étant
toujours croissante,
la méthode de fabrication se perfectionna et fit appel aux moyens mécaniques.
Vers le milieu du XVIII siècle,
une machine à rouler la poudre en grains ronds était d'usage courant chez les
poudriers suisses. Elle était
construite presque entièrement en bois, non seulement pour des raisons de sécurité,
mais aussi parce que le
bois était le matériau de construction usuel de la plupart des engins mécaniques
de cette époque.
Naturellement la force
motrice provenait de l'eau ou d'un manège de chevaux, les deux principaux moteurs
employés alors dans l'industrie. Cette machine se composait d'un plateau de
bois de forme circulaire et de
grand diamètre, garni de tasseaux de bois de section demi-circulaire, cloués
en étoile suivant les rayons.
Au centre de ce plateau, et le traversant se trouvait un arbre vertical en bois,
mobile, portant trois ou quatre
bras cylindriques perpendiculaires à son axe comme les raies d'une roue. Sur
ces bras tournaient librement
des bobines de bois de forme allongée, recouvertes d'un sac de futaine (drap
mince) aux extrémités de forme
arrondie, offrant l'aspect de traversins de lits. Les deux extrémités du sac
étant clouées sur les flasques
de la bobine. L'ouverture du sac était au milieu, et avait l'aspect d'un entonnoir
du même tissu. Le sac était
rempli de poudre, non plus à l'état de pulvérin humecté comme dans la méthode
manuelle, mais en grains
irréguliers, sortant des guillaumes.
La fermeture du sac
s'effectuait en rabattant l'ouverture entonnoire en l'assujétissant par une
cordelette
embrassant le sac d'un tour ou deux. On mettait alors le système en mouvement
l'arbre en tournant faisait
rouler les sacs sur le plateau garni de tasseaux qui les faisait ressauter,
à la vitesse d'un homme au pas.
L'opération ne durait qu'une demi-heure, et vu le nombre de cas employés simultanérnent,
la production
était bien plus importante qu'avec le sac de toile à la main. Les poudres ainsi
roulées, que ce soit à la main
ou à la machine étaient tamisées pour éliminer le poussier et triées aumoyen
de cribles, suivant leur grosseur.
Les plus gros grains utilisés comme poudre à canon. Si la réputation de la poudre
de Berne a depuis longtemps
franchi les frontières, depuis le début du XIX e sicle et l'instauration du
monopole de la Régie, elle était inconnue
pratiquement en France, sauf par certains chasseurs des Alpes, qui avaient la
possibilité de s'en approvisionner
en contrebande et ne s'en privaient point.
Cependant notre production
nationale a eu elle aussi sa poudre à grains ronds, à gros grains, de la taille
d'un
petit pois, parfaitement sphériques, mais dont les propriétés balistiques étaient
bien éloignées de celles de la
poudre suisse. Je veux parler de la poudre à mine. La poudre à mine, vendue
librement avant 1939 par les
buralistes de campagne ayant un dépôt de régie, se présentait sous deux formes
: soit en gros grains anguleux,
noirs et luisants, légèrement plus gros que la poudre à tirer n° 0, soit en
grains ronds, gris foncé ou noir mat de
la taille d'un petit pois. Théoriquement cette poudre était un explosif de chantier
que les carriers de village et
les agriculteurs achetaient au poids pour tirer la pierre ou de débarrasser
de souches gênantes, et pour cela,
elle était vendu quasi franche de droits.
Pratiquement si effectivement
la plus grande partie de la poudre ainsi vendue servait bien à l'usage auquel
elle était destinée, une quantité moindre, mais cependant relativement importante
était utilisée pour la chasse,
et était la munition de choix denombreux braconniers à cause de son bas prix,
employée le plus souvent avec
comme projectile de la grenaille de fonte, ou "plomb de fer ". Au point de vue
balistique, les résultats étaient
médiocres, la poudre à mine faisant surtout beaucoup de bruit et de fumée, et
encrassant terriblement, surtout
celle à gros grains que l'on écrasait préalablement avec une bouteille sur une
table. Souvent, pour pallier à ce
défaut, les utilisateurs l'additionnaient de chlorate de potasse, ce qui améliorait
peut-être le rendement, mais
en revanche
en faisait un explosif assez dangereux, et causa de nombreux accidents.
Une poudre semblable
et de formule identique (salpêtre 62, soufre 20, charbon 18), est la " poudre
de traite "
qui se présentait également sous les deux formes, mais le plus souvent sous
la forme en grain ronds. J'ai toujours
été persuadé que la différence avec la poudre à mine ne consistait qu'en une
question d'étiquette. La poudre de
traite était une poudre de qualité inférieure, destinée à servir de monnaie
d'échange, ainsi que divers articles dits
" de pacotille", dans les transactions commerciales avec les peuplades indigènes,
en des esclaves, niais à tout
commerce d'échange (peaux, bois, gomme, ivoire, etc.) avec les autochtones des
pays non civilisés.
La poudre de traite,
article très apprécié, était la munition des " fusils de traite " , armes à
pierre à canon long,
généralement d'assez fort calibre, souvent an bois peint en rouge vif, qui conservaient
la forme traditionnelle
héritée des fusils de boucaniers et qui se fabriquaient encore à Liège, il y
a une vingtaine d'années, étant les
seules armes tolérées entre les mains des indigènes par certains gouvernements
coloniaux. Ces fusils, chargés
à la diable, la poudre de traite se mesurant généralement dans le creux de la
nain très approximativement,
provoquaient souvent de mauvaises surprises à leurs utilisateurs lorsqu'ils
employaient la même méthode de
chargeaient avec la poudre à tirer véritable, employée par les européens. La
poudre de traite était également
connue sur les côtes de France, sous le nom de " graine " ou poudre " de Terre
Neuvas ", car les terre-neuviers
à voile d'avant 1939, les " banquiers " qui pêchaient aux lignes avec de légères
embarcations : les doris, en
emportaient une certaine quantité (généralement un baril de soixante kilos),
franche de douane, pour
" tirer au perrier " par temps de brume, moyen efficace pour signaler sa position
aux embarcations égarées.
Le perrier, en l'occurrence
était souvent une vieille espingole ou une pièce d'artillerie sur chandelier
de faible
calibre, souvent aussi, ce n'était qu'un vague tube de métal, parfois une boîte
d'essieu decharrette, enchassé
dans un bloc de bois, ce qui provoqua souvent des accidents. Au retour des Bancs,
lorsqu'ils arrivaient en vue
des côtes de France, les navires étaient fréquemment hélés par les petits bateaux
de pêche côtiers avec qui ils
échangeaient de la morue salée et des pièces de vieille ligne contre du poisson
frais. S'ils étaient chasseurs,
ce qui était fréquent, les pêcheursne manquaient pas de quémander de la poudre
" Avez-vous de la graine ?
Capt'aine " était la phrase courante, et la poudre restantde la campagne passait
par-dessus bord, généralement
emballée dans des bouteilles, manne gratuite pour les fusils de pêcheurs-chasseurs.
Poudre de Berne et "
graine " ont disparu maintenant de la circulation, le peu de poudre noire à
mine qui se
fabrique encore, et pour peu de temps sans doute devant la concurrence des explosifs
chloratés est à grains
anguleux ou comprimée en cartouches. Il est regrettable pour les amis des armes
que personne n'ait songé à
garder des échantillons des vieilles poudres. Peut-être est-il encore temps,
on trouve encore des vieilles
poires à poudre à demi pleines, parfois, mais plus rarement des vieilles boîtes
d'origine presque complètes.
Il y aurait autant d'intérêt dans cette collection que dans celle des vieilles
cartouches, genre peu pratiqué en
France, mais très en faveur outre-Atlantique. De toute façon, l'intérêt que
présente une arme se trouvant
accru si elle est présentée avec ses munitions originelles.
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