..."Glossaire des Armes Blanches"

Anneau :
L'anneau de pouce est une pièce en métal placée côté intérieur de la coquille ou du panier de garde pour
protéger spécifiquement le pouce.

Arc de jointure :
Pièce arrondie prolongeant l'un des quillons de garde jusqu'au pommeau pour protéger les jointures de la
main et faire la jointure entre garde et pommeau.

Baïonnette :
Arme offensive fixée au canon d'une arme à feu militaire (rarement de chasse). Elle apparaît pour la première
fois dans le nord de l'Espagne vers 1570-1580. La baïonnette à cheville possède un manche en bois directement
entré à force dans le canon d'un fusil. Par la suite, la lame décentrée est fixée sur une douille en fer, ou virole,
engagée et verrouillée autour du canon. La baïonnette-couteau possède un manche à poignée qui en fait,
éventuellement, une arme autonome.

Bélière :
Anneau de métal ou de cuir servant à suspendre le fourreau d'une arme au ceinturon. Briquet - Nom d'un sabre
court d'infanterie et d'artillerie à l'époque des guerres de la Révolution et de l'Empire.
Bulawa :
Masse d'armes à tète ronde en usage en Europe orientale et dans les pays d'Asie. Outre sa fonction d'arme de
combat, elle sert aussi de symbole d'autorité, notamment en Pologne, en Russie et en Ukraine.

Cinquedea : Dague à lame triangulaire large, probablement d'origine vénitienne. Les armes de ce type, utilisées
aux xvr et xvne siècles, sont souvent richement ornées.

Claymore : Épée à garde courte et quillons inclinés utilisée aux xve-xviie siècles par les highlanders et les mercenaires
écossais combattant en Irlande.

Coquille : Pièce de protection en métal, souvent ajourée, placée sous la garde cruciforme ou le panier d'une épée
pour protéger la main des coups glissés contre la lame. Elle peut avoir une forme de bol, de coupe ou de coquille
plus ou moins creuse.

Corsèque : Arme à manche utilisée principalement en Italie et en France aux xv°xvii° siècles. La lame centrale, très
effilée, est complétée par des pointes latérales obliques partant de la douille de fixation. Ces pointes peuvent présenter
des formes diverses, souvent curvilignes, parfois droites (chauve souris).

Couteau : Arme de taille courte et légère, c'est un des instruments les plus anciens façonnés par l'homme. Il est fait d'une
lame et d'un manche. La lame est généralement aiguisée d'un seul côté. Contrairement à la dague, le couteau ne frappe pas
d'estoc, mais coupe et tranche.

Couteau de chasse (de vénerie) : Arme courte à lame droite ou faiblement incurvée, à tranchant unique, qui se répand au xvire
et surtout au xviii siècle. La poignée n'a qu'une garde cruciforme. Le pommeau des exemplaires les plus luxueux représente une
tête d'animal. Le fourreau comporte souvent d'autres petits compartiments recevant le couteau à servir, des couverts de table, un
couteau à défaire (déjointer), etc. Les couteaux de chasse sont parmi les armes civiles les plus richement décorées.

Dague : Arme d'estoc courte maniée d'une main, évoluant sans interruption des premières armes en pierre taillée aux spécimens
les plus modernes. Outre les dagues militaires, il existe de luxueux modèles civils et de chasse.

Dague de main gauche : Arme accessoire de la rapière ou de l'épée, introduite par l'école d'escrime italienne, et destinée à
parer la lame de l'adversaire. Certains types comportent des ouvertures en sous-garde destinées à bloquer et casser la lame
adverse, d'autres peuvent s'ouvrir en fourche en pressant un ressort. Cette dague est tenue de la main gauche.

Douille : Pièce creuse en métal solidaire de la lame ou de la tête dans laquelle est inséré le bout d'un manche.

Dragonne : Boucle décorative et (ou) fonctionnelle en toile forte ou en cuir, parfois ornée d'un pompon à franges et fixée à
la garde d'un sabre d'officier ou sur une tète de hallebarde.

Épée de chasse : Arme à longue lame étroite, à double tranchant, élargie dans sa partie inférieure. Une garde transversale sur
la lame l'empêche de pénétrer trop profondément dans le corps de l'animal. Elle est utilisée en Europe occidentale vers la fin
du xve siècle, principalement pour la chasse au sanglier à cheval. Épée de cour - Arme de ceinture issue de la rapière de la
noblesse au xvii° siècle. La lame est raccourcie et la poignée très simplifiée. Au xviii- siècle, elle cesse d'être utilisée pour le
duel pour devenir un accessoire du costume de cour.

Épée à deux mains : Type d'épée à lame droite, à double tranchant, de 1 500 à 1 800 mm de long, conçue pour le combat à
pied aux xvN et xvl° siècles. La poignée, avec un gros pommeau, est souvent divisée en deux par une bague. Les mains sont
protégées par une garde large dont les quillons s'inclinent légèrement vers la lame. Utilisée par les infanteries allemande et suisse,
elle est portée sur l'épaule.

Épée d'exécution : Dans la véritable acception du terme, il s'agit d'un instrument et non pas d'une arme, ayant une forme
adaptée à sa fonction : la décapitation d'un condamné. La lame a généralement 800 mm de long et 50 mm de large.
L'extrémité de la lame est arrondie et parfois percée de trois trous ronds afin d'éviter qu'elle soit aiguisée pour devenir
une arme de combat. La poignée est, en général, assez longue pour être saisie à deux mains. Les quillons sont ici de pure
forme car ils n'ont pas de fonction protectrice contre une lame adverse.

Épieu : Arme d'hast à lame assez large en forme de feuille, fixée sur un manche robuste par une solide douille creuse.
Une garde empêche la lame de pénétrer trop profondément dans le corps de l'animal tout en arrêtant la bête à une certaine
distance du chasseur.

Esponton : Arme d'hast issue de la pertuisane, plus petite et plus courte, avec une lame centrale élargie en feuille.
À la fin du xvir siècle, l'esponton devient un insigne du grade des officiers d'infanterie.

Estoc : Arme de pointe longue et fine, avec lame triangulaire ou en losange très effilée destinée à transpercer les cottes
de mailles. L'estoc est utilisé longtemps en Pologne, en Hongrie et en Turquie.

Fauchard : Arme d'hast, d'estoc et de taille, avec une lame proche de celle d'une faux. Elle apparaît au xnie siècle,
notamment en Italie, en France et en Bourgogne. Aux xvi°xviiie siècles, elle cesse d'être une arme de combat pour
devenir l'arme d'apparat des gardes de palais et des gardes du corps des princes vénitiens.

Fauchon : Arme de ceinture courte, cousine du sabre, à lame droite ou légèrement incurvée, le plus souvent à tranchant
unique, parfois avec un dos en dents de scie. Intermédiaire entre une arme et un outil de sapeur ou de pionnier, elle n'a ni
garde-panier ni arc de jointure.

Fléau d'armes : Arme issue d'un outil agricole de battage des grains, adaptée au combat par renforcement de la tête au
moyen de bandes de fer et fixation par une chaîne d'une lourde boule à pointes ou à piques.

Fleuret : Arme d'estoc destinée aux assauts d'escrime, dotée d'une lame quadrangulaire très souple et d'une coquille très
creuse. Le fleuret se développe au début du xvlr siècle comme arme d'entraînement à la rapière ou à l'épée d'assaut.

Forte-épée (pallasch ou palache) : Type d'arme de ceinture intermédiaire entre l'épée, dont elle possède la lame longue
et droite à tranchant unique, et le sabre, dont elle adopte la poignée. Issue d'armes de l'Europe de l'Est, elle s'impose au
début du XVIII° siècle dans les unités croates de l'armée impériale d'Autriche, avant d'être introduite dans la cavalerie
lourde de nombreuses armées européennes.

Fourreau : Étui en bois, en fer, en laiton ou encore en cuir servant au transport et à la protection de la lame d'une arme
blanche. Les armes très anciennes et les armes civiles ou d'apparat avaient des fourreaux luxueusement décorés selon
divers procédés artistiques.

Garde : Pièce transversale intégrée au manche ou rapportée, située entre la poignée et la lame d'une arme blanche,
initialement sous forme d'une croix, protégeant la main des coups de l'adversaire. Son perfectionnement au fil des
siècles conduit aux gardes paniers entourant la main, aux plateaux et coquilles pleins ou ajourés, plats ou creux, en
coupe, en oreillons, en pas-d'âne, etc.

Hache d'armes : Arme de taille et d'estoc à manche court, antérieure à la hallebarde. La lame principale intégrant la
pique et le crochet est fixée au bout du manche.

Hallebarde : Arme d'hast (à manche) combinant les fonctions de taille et d'estoc. Elle comporte une hache et une
pique dans l'axe du manche complétées d'un crochet au dos de la hache. Comme arme de combat, elle est utilisée
du xiir au xvw siècle.

Katzbalger : Courte épée de ceinture des lansquenets allemands et suisses. La lame large et droite, à double tranchant,
est portée par une poignée massive. La caractéristique la plus notable de cette arme est la garde à deux quillons en forme
de S horizontal. Le fourreau de l'épée katzbalger contient aussi un jeu de couteaux.

Lame : Partie tranchante ou perçante de l'arme blanche. La qualité de la facture des lames anciennes illustre l'avance
technologique des fabricants d'armes blanches.

Lance : Arme à manche semblable à la pique, mais destinée à être projetée, donc plus légère et plus courte que
celle-ci, mais plus lourde que le javelot. La lame est généralement en forme de pointe de flèche, pour empêcher
son extraction.

Manche : Bâton en bois résistant portant un fer d'arme ayant pour fonction de transpercer, couper ou les deux,
et dont la forme détermine le nom: épieu, lance, pertuisane, hallebarde, etc.

Marteau d'armes : Arme à manche court à tête en fer ou en plomb, souvent complété d'une pique dans le
prolongement du manche.

Masse d'armes : Arme de choc (contondante) issue du marteau et constituée par un bloc de fonte, de fer ou de
bronze emmanché court. Au Moyen Âge, la masse d'armes est utilisée par l'infanterie comme par les cavaliers,
puis uniquement par ces derniers. Par la suite, la masse d'armes devient une arme de cérémonie et un symbole
d'autorité.

Miséricorde : Dague d'origine italienne à lame très fine et très rigide. Son nom provient très certainement du fait
que l'adversaire blessé et épuisé demandait qu'on l'achevât d'un coup de grâce donné par les défauts de l'armure
ou du casque.

Panier : Cage de protection de la main tenant la garde, faite de branches et d'arcs de jointure entre la coquille et
le pommeau. Les paniers revêtent des formes diverses, à bandes plus ou moins serrées, ornées ou non.

Pertuisane : Arme d'hast composée d'un long manche et d'une lame large, assez allongée et pointue, avec une arête
centrale. Les extensions latérales symétriques sont de grande taille et de formes variées. Elle est utilisée pour combattre
aux xvie-xviiie siècles, puis, après avoir perdu sa valeur militaire, par les corps de garde des cours et palais et comme
arme d'apparat et de cérémonie des sentinelles et gardes du corps.

Pique : Arme d'hast semblable à l'épieu, mais plus longue, introduite au début du xve siècle. Elle se répand pratiquement
dans toute l'Europe et reste opérationnelle tout au long du xviie siècle. Dans les mains des piquiers, les longues piques
servent à protéger les carrés de mousquetaires des charges de cavalerie dans les périodes de rechargement de leurs
mousquets.

Pommeau : Pièce de finition à la partie supérieure de la poignée portant l'écrou ou le bouton de rivure
tenant celle-ci sur la soie de l'arme. Le pommeau doit aussi équilibrer le poids de l'arme en reculant le centre de gravité
et assurer une bonne prise et une plus grande précision.

Rapière : Arme personnelle issue de l'épée, à lame droite étroite et à double tranchant. Elle a généralement une lame
plus fine et plus légère que l'épée et sert essentiellement au duel ou à l'escrime. Née en Espagne, elle se répand, via
l'Italie, dans toute l'Europe.

Ricasso : Partie de la lame située immédiatement sous la garde et longue de quelques centimètres au maximum.
Cette partie non tranchante est destinée à recevoir l'index du tireur pour une meilleure sensation de la position de la
lame et un meilleur contrôle du coup d'estoc. Généralement, les fabricants de lame y frappent leur marque ou leur poinçon.

Sabre : Arme de ceinture à lame pointue recourbée, à tranchant unique et éventuellement à contre-tranchant, venue en
Europe depuis l'Orient, équipant initialement la cavalerie légère. Cette arme est restée en usage jusqu'à nos jours comme
arme de cérémonie ou de militaires de garde.

Sabre en S : Type de sabre à lame incurvée et poignée inclinée créant une forme en S, sans arc de jointure et à quillons
légèrement inclinés vers la pointe. Le pommeau est souvent en tète d'aigle. Répandu dans les contrées islamiques et en
Europe orientale, il est notamment utilisé en Pologne, où il devient partie intégrante du costume national au xixe siècle.

Schiavone : Épée à lame droite, à double tranchant, faisant initialement partie de l'équipement des gardes du corps des
princes de Venise. La partie de l'arme la plus caractéristique est la forme en cône très refermé du panier constitué de
bandes et d'arcs de métal cintrés. Le pommeau en laiton est en forme de tête de chat avec un disque ovale de chaque
côté. La schiavone est utilisée de la fin du xve à la première moitié du xvilie siècle.

Soie : Prolongement forgé d'une lame ou d'une feuille de fer traversant le manche de l'arme, bloqué sur le pommeau
par une rivure en bouton, un rabattement ou un écrou. Spetum - Arme d'hast (à manche) datant du xvi° siècle dotée
d'une lame longue et étroite dont les pointes latérales sont dirigées vers le manche.

Stylet : Courte dague effilée à lame étroite, de section triangulaire ou carrée. Au xvir siècle, elle devient un instrument
d'artilleur en portant, gravées sur la lame, des données chiffrées indiquant selon le calibre et la portée de la pièce la
quantité de poudre à charger.

Tranchant : Bord aiguisé d'une lame d'arme ou d'instrument destinée à donner des coups de taille et à couper.

Virole : Bague ou embout de métal serti à l'extrémité d'un manche en bois d'arme d'hast pour le renforcer ou au bout
d'un fourreau pour le protéger.

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